Que recouvre le terme « Energie » compris dans son sens strictement Bio-Physique ?

Le texte ci-dessous est extrait du fascicule « Dialogues bio-énergétiques ». Au tout début de cet exposé, le praticien explique très précisément à son patient ce à quoi correspond le terme de bio-énergie, contexte très différent de celui qui s’applique, par exemple, à la médecine chinoise.

Les bonnes bases : énergie, équilibre et fonctions organiques

         Comprendre d’abord ce qu’on entend par bio-énergies, puis expliquer les rapports qui s’établissent entre elles et les fonctions organiques.

                N : En fait, que signifie le terme général général de bio-énergie ? Pourriez-vous m’en donner une définition élémentaire ?

                B : Il suffit, tout simplement de vous référer à l’étymologie du mot car, si nous analysons sa composition, nous obtenons deux termes différents :

                  Bio, qui est la traduction de vie et énergie, qui sous-entend, comme nous le verrons, une action qui s’exprime par du mouvement. Autrement dit, tout l’art de la bio-énergie consiste à obtenir un bon équilibre des fonctions biologiques au travers de l’harmonie de leur mouvement.

                N : Vous semblez donc parler d’énergies vitales ? Il semblerait à priori que votre action soit très proche de celle des magnétiseurs ou encore de celle des personnes qui travaillent sur les chakras. En fait vous êtes des guérisseurs.

                B : Essayons de ne pas tout confondre dès le départ. Les personnes dont vous parlez partent souvent du principe qu’elles possèdent un don naturel. Là n’est pas la question et nous respectons leur travail sans restriction. En bio-énergétique nous ne guérissons pas. Nous appliquons une technique qui le plus souvent permet à l’organisme du patient de s’auto-équilibrer lui-même. Et c’est tout.

                N : Pour l’instant, je ne vois pas du tout en quoi pourrait consister cette technique, ni d’ailleurs ce que signifie clairement l’expression “énergies vitales”.

                       B : Sur ce dernier point, rien que d’extrêmement courant et observable. Examinez la nature tout autour de vous et considérez par exemple l’eau d’un torrent. Vous constaterez facilement que celle-ci possède une certaine force, une certaine puissance d’action. C’est la définition même d’une énergie.

                N : Je sais, j’exerce un métier technique. C’est simplement de l’énergie hydraulique. Mais quel est le rapport avec le corps humain ?

                B : Établissez de vous-même la comparaison avec ce qui se passe au niveau de votre organisme. Ne pourriez-vous pas, dans ce contexte, retrouver le même type d’énergie ?

                N : Peut-être que si… J’imagine… Oui, cela parait assez évident… sans doute au niveau des canalisations où circule le sang ? Ou encore de l’évacuation des reins ?

                B : Voilà. Et puisque cette même énergie concerne maintenant un organisme vivant nous l’appellerons tout naturellement énergie bio-hydraulique.

                N : J’ai compris. Je devine que vous allez maintenant établir le parallèle entre toutes les autres énergies que l’on peut observer dans l’environnement et leur analogie au niveau de l’organisme.

                B : Vous devinez bien. Par exemple l’énergie électrique et même électromagnétique qui est présente le long de câbles à haute ou basse tension, se retrouve au niveau des nerfs sous sa forme bio-électrique. Heureusement avec une tension infiniment plus faible.

                N : Heureusement !!

                B : Un autre exemple. L’énergie chimique, en action lors des différentes transformations de matière dans la nature, est également présente au sein du corps. Ce dernier absorbe des nutriments, les modifie, les transforme, les utilise, évacue les déchets. Appelons donc bio-chimique cette énergie à la base du métabolisme.

                 Nous pourrions aussi considérer l’énergie thermique qui provient d’une centrale quelconque, d’un volcan, ou encore du soleil. Celle-ci doit également s’exprimer sous sa forme bio-thermique afin de maintenir la température corporelle aux environs de 37°. Mais, ne pourriez-vous pas trouver vous-même d’autres exemples évidents ?

                N : Je réfléchis un instant… bien-sûr, maintenant que j’ai compris le principe !! L’énergie mécanique qui élève un ascenseur est tout à fait analogue à l’énergie biomécanique d’un muscle qui se contracte…Bon, d’accord, mais concrètement je voudrais bien savoir ce que vous faites de toutes ces bio-énergies ?

                B : Partons des données scientifiquement admises que tout organe quel qu’il soit dépend pour sa fonction de l’activité et de la coopération des différentes bio- énergies que nous avons citées et ceci sans parler des nombreuses autres que j’ai passé sous silence.

                  Autrement dit, chacune de ces énergies doit, selon l’activité de l’organe, présenter un aspect idéal sur les plans quantitatif et qualitatif. C’est pourquoi au niveau du corps humain je remplace le plus souvent le terme bio-énergie par celui encore plus adapté d’activité biologique. D’autre part, ces différentes activités biologiques doivent également s’harmoniser entre-elles de manière permanente. C’est de tout ceci que dépend la bonne fonction de l’organe. Est-ce que vous me suivez ?

                N : Pour être tout à fait sincère, très peu pour l’instant. Ça me parait bien compliqué. Peut-être qu’un exemple ?

                B : Bien sûr. Prenons le cas de la glande thyroïde qui, comme chacun sait, est destinée à produire des hormones. Pour bien fonctionner cet organe doit bénéficier d’un apport sanguin suffisant afin de recevoir les éléments de base, les transformer, puis secréter les produits élaborés. Parallèlement, il doit aussi bénéficier d’un drainage de même ordre qui lui permettra d’éliminer tous les déchets issus de ces transformations et de diffuser ses secrétions. Ce sont simplement là les expressions des activités biologiques d’ordre hydraulique et chimique. Est-ce que cela vous parle mieux ?

                N : Déjà mieux.

                B : Donc je continue. La commande de cette même glande reste par ailleurs sous la dépendance principale du système nerveux et l’on sait d’autre part que les échanges chimiques ne peuvent s’effectuer idéalement que si la température locale se situe dans une moyenne optimale. Nous retrouvons donc, toujours pour le même organe, des activités biologiques d’ordre électrique et thermique.

                N : Qui complètent, si je comprends bien, celles des expressions biologiques hydrauliques et chimiques précédentes ?

                B : C’est cela. Je rajoute encore quelque chose. Imaginez bien que, chaque fois qu’il y a rotation du cou, la thyroïde est dans l’obligation de suivre ce mouvement et de s’y adapter. A défaut, elle subirait certaines contraintes de pression de la part des muscles locaux. Elle doit donc également bénéficier d’un équilibre en rapport avec l’activité biologique d’ordre mécanique.

                 Au total, si ces différentes bio-énergies s’expriment idéalement et s’équilibrent bien entre elles, la fonction thyroïdienne, c’est à dire la production hormonale adéquate, sera obtenue.

                N : C’est maintenant beaucoup plus clair pour moi sur la nécessité d’une activité biologique qui met en jeu chacune des bio-énergies sur le plan individuel. Par contre, je ne vois pas encore très bien ce que vous entendez précisément par “s’équilibrer entre elles”.

                B : C’est cependant assez simple et pour le comprendre, prenons directement un autre exemple. Celui-ci portera sur l’activité biologique d’un muscle, organe au même titre que tous les autres.

                 Suivez-moi bien. A ce niveau l’influx nerveux déclenche certains processus biochimiques qui déterminent eux-mêmes le déplacement d’un très grand nombre de molécules musculaires. L’addition de chacun de ces petits mouvements aboutit en final à une contraction macroscopiquement visible et objectivable. Autrement dit, l’énergie bio-électrique influe sur l’énergie bio-chimique qui génère de l’énergie biomécanique. Est-ce que jusqu’ici tout est clair sur ces interactions ?

                N : Apparemment. C’est un processus d’activités biologiques successives dont l’une permet le déclenchement de l’autre. On peut aller plus loin ?

                B : Certes. Cette contraction musculaire génère de la chaleur. Or, comme déjà dit pour la thyroïde, un certain degré thermique est nécessaire dans le cadre des échanges bio-chimiques. On peut donc dire que l’énergie biomécanique génère de l’énergie bio-thermique, fondamentale pour l’expression de l’énergie bio-chimique.

                N : Voilà effectivement un exemple intéressant. Ce n’est même plus un processus en cascade, mais bien ce que l’on pourrait appeler une rétroaction. Au cours de celle-ci et si je comprends bien, une activité biologique donnée en favorise une autre. Et cette dernière, en retour vient l’aider… un peu comme des enfants peuvent aider leurs parents.

                B : Votre comparaison est également intéressante.

                N : Et que se passe-t-il encore au sein du muscle ?

                B : Beaucoup de choses mais je resterai volontairement très bref. Ce sont les alternances de contractions et de relâchements musculaires qui facilitent l’apport sanguin, mécanisme que l’on appelle un “pompage”. En d’autres termes, l’activité bio-hydraulique, nécessaire pour apporter les éléments qui serviront à l’activité biochimique, est facilitée elle-même par l’activité biomécanique.

                  Et je termine. Le sang nourrit et draine les nerfs qui commandent le muscle, tout comme les nerfs en rapport avec les vaisseaux du muscle commandent la contraction adéquate de ces derniers. Cela signifie qu’activité énergétique bio-hydraulique et activité énergétique bio-électrique sont également et très étroitement interdépendantes l’une de l’autre.

                N : N’en dites pas plus long. Je pense cette fois avoir assimilé la notion d’équilibre bio-énergétique. S’agit-il bien de la coopération réciproque de toutes les activités biologiques qui en fait dépendent étroitement les unes des autres ?

                B : Très exactement. Vous avez aussi sans doute compris que c’est cette coopération qui, si elle est optimale, aboutit à la fonction idéale de l’organe. Pour notre tout dernier exemple cette fonction est représentée par la contraction musculaire.

               N : Ceci est peut-être superflu, mais pourriez-vous quand même me préciser un peu plus le sens du mot fonction ?

              B : Aucun détail n’est superflu pour une compréhension correcte. Retenez que chaque organe est destiné à remplir un rôle particulier au sein de l’organisme. Ce rôle, comme nous venons de le dire, est la contraction pour le muscle, la sécrétion hormonale pour la thyroïde ou l’hypophyse, la commande pour le cerveau, l’élimination pour les reins, la respiration pour les poumons, Etc… C’est cela la fonction.

                N : Merci. Afin que j’y vois parfaitement clair, pourriez-vous également me résumer ces interactions énergétiques sous forme d’un diagramme très simple ?

                B : Je vous le trace en ce qui concerne le muscle. Les différentes flèches symbolisent les interdépendances qui s’établissent entre les diverses activités biologiques. J’en ai d’ailleurs rajouté d’autres dont nous n’avons pas parlé comme celle qui se situe, par exemple, entre énergie bio-hydraulique et bio-thermique. Mais ne vous noyez surtout pas dans les détails… !! Pour l’instant, essayez seulement de retenir ces idées d’une manière très générale. Nous pourrons ensuite reprendre notre dialogue pour aller un peu plus loin.

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